Le chef de la CITES, l'organisation affiliée à l'ONU chargée de la protection des espèces en danger, doit assister personnellement à partir de mardi en Afrique australe à quatre ventes aux enchères autorisées d'un total de 108 tonnes d'ivoire.

Les stocks d'ivoire mis aux enchères proviennent des défenses d'éléphants morts de cause naturelle ou tués pour éviter la surpopulation.

Le secrétaire général de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) Willem Wijnstekers supervise mardi une première vente de neuf tonnes de défenses d'éléphant à Windhoek, la capitale namibienne, a annoncé la CITES lundi.

Il se rendra ensuite au Botswana pour une vente aux enchères vendredi de 44 tonnes, puis au Zimbabwe (4 tonnes) et en Afrique du Sud où aura lieu la vente la plus importante avec 51 tonnes, a précisé la CITES.

La Chine et le Japon, destinations privilégiées des ventes illégales d'ivoire selon des associations de la nature, devraient être parmi les principaux acheteurs. Les deux pays ont été autorisés ces deux dernières années à prendre part aux enchères légales.

M. Wijnstekers devrait s'entretenir en marge des ventes avec des responsables chinois et japonais sur les moyens pour la CITES de contrôler le commerce d'ivoire dans ces deux pays.

Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) a critiqué ces ventes, estimant dans un communiqué qu'elles "encourageaient les braconniers à blanchir leurs stocks illégaux".

Les profits de ces enchères seront utilisés pour la conservation des éléphants, a souligné la CITES qui avait récolté 5 millions de dollars lors de la dernière vente en 1999.

La CITES a prohibé le commerce international de l'ivoire en 1989.

Mais elle a autorisé, à partir de 1997, les pays d'Afrique australe à procéder à quelques ventes ponctuelles, estimant que la situation des éléphants dans cette région le permettait.